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	<title>nancybpilon.com &#187; Nancy B. Pilon</title>
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	<description>Au commencement, il n&#039;y avait rien.</description>
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		<title>F– Fakir</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Sep 2010 16:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abécédaire]]></category>
		<category><![CDATA[Fakir]]></category>
		<category><![CDATA[Mots]]></category>

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		<description><![CDATA[


Définition   officielle:
Fakir: [nom, masculin, singulier],   ascète de la tradition indienne (religion); artiste qui reproduit des tours   spectaculaires apparentés à cette tradition.
S’écrit   aussi: faquir
Définition   trop cool pour toi:
Fakir: [verbe, masculin,   pluriel], de l’anglais fake, signifiant faux, pas vrai, faire   semblant,n’importe quoi. Action masculine, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="104%">
<tbody>
<tr>
<td width="100%"><span style="text-decoration: underline;">Définition   officielle:</span></p>
<p><strong><em>Fakir</em></strong>: [nom, masculin, singulier],   ascète de la tradition indienne (religion); artiste qui reproduit des tours   spectaculaires apparentés à cette tradition.</p>
<p><em>S’écrit   aussi: faquir</em></p>
<p><span style="text-decoration: underline;">Définition   trop cool pour toi</span>:</p>
<p><strong><em>Fakir:</em></strong> [verbe, masculin,   pluriel], de l’anglais <em>fake</em>, signifiant faux, pas vrai, faire   semblant,n’importe quoi. Action masculine, qu’on voit poindre lors de la   fonte des neiges et de l’avénement des températures estivales; généralement   coordonnée avec les jambes féminines qui sortent de l’hibernation et   l’ouverture des terrasses. Le printemps ayant pour effet direct de placer les   hormones sexuelles en état d’effervescence, certains spécimens masculins   manifestent le besoin de fakir afin de diminuer les feux de bengale qui voyagent   dans leur corps. Pour ce faire, en groupe, ils occupent une partie de la   terrasse qui donne directement sur la rue; ainsi, ils se sentent au premières   loges. Pichets de bière et cellulaire ultra-techo décorent leur table. Quand   leur taux d’alcoolémie a atteint le niveau “sti qu’chu ben”, les   commentaires se mettent à fuser de leur bouche dans que le filtre de censure   ne puisse agir. C’est alors qu’on les entends siffler, discuter à voix haute   d’une paire de jambes, seins, fesses, mimer de licher, mordiller, sucer… Le   tout, se sentant l’égo gonfler, souligné de rires grivois et de clin d’oeil   complices. Du grand art.</p>
<p><strong><em>Fakir: </em></strong>[verbe, féminin, pluriel], de   l’anglais <em>fake</em>, signifiant faux, pas vrai, faire   semblant,n’importe quoi. Action féminine, qui sort de sa tanière en même   temps que les ours et qui, selon les observations scientifiques, concorde   avec une poussée d’hormone incontrôlable poussant la demoiselle a essayer de   se reproduire avec le premier venu. Le besoin de fakir chez les dames se   manifestent sans subtilité dans leur apparence physique. Ainsi, elle   raccourcissent la longueur de leurs vêtements afin de dévoiler au grand   publique la blancheur de leur cuisse, le rondeur de leur nombril et la   profondeur de leur canyon inter-mamellaire (souvent modifié par le photoshop   du quotidien: la brassière “push-up”). Comme si ce n’était pas   suffisant, elles s’enduisent le visage de maquillage en multi-multi-couches,   rendant leur teint semblable à celui des photos glacés des magasines (mais   qui ne concorde pas avec la couleur de ses bras). On les voit déambulées de   sorte que tous les regards se posent sur elles, en s’arrêtant à tous les 56   pas pour replacés leurs habits et se coller des “band-aids” sur   leurs tendons d’Achille broyés par leurs nouvelles super pompes ultra chiques   de 12″. Ça émane le confort.</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>_________________________</p>
<p><em>Source image: </em><a href="http://www.flickr.com/photos/bulleor/3651288645/"><em>http://www.flickr.com/photos/bulleor/3651288645/</em></a></p>
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		<title>Cher Petit Lou, 2</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 13:00:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Grosses questions]]></category>
		<category><![CDATA[Baume sur le coeur]]></category>
		<category><![CDATA[Petit Lou]]></category>
		<category><![CDATA[vie au nord]]></category>

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		<description><![CDATA[Cher Petit Lou,
Plusieurs semaines ont passés sous les ponts depuis ma dernière lettre. Je suis partie, à la fin de l’année scolaire, avec l’intention de ne pas demander de nouvelles de toi pendant les vacances. Je voulais être en vacances, je voulais pouvoir vivre mes journées sans être préoccupée par ton sort alors que j’étais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cher Petit Lou,</p>
<p>Plusieurs semaines ont passés sous les ponts depuis <strong><em><a href="http://nancybpilon.com/grosses-questions/cher-petit-lou/">ma dernière lettre</a></em></strong>. Je suis partie, à la fin de l’année scolaire, avec l’intention de ne pas demander de nouvelles de toi pendant les vacances. Je voulais être en vacances, je voulais pouvoir vivre mes journées sans être préoccupée par ton sort alors que j’étais loin et que je n’y pouvais rien. J’ai beaucoup pensé à toi par contre, tous les jours. Je t’ai imaginé jouer au golf avec les autres Petits, camper avec ta famille d’accueil, manger du poisson fraîchement pêcher. Tous les jours j’ai souhaité que tu sois bien, que tu ries au moins une fois par jour et que tu réussisses à parler avec ta maman.</p>
<p>Ça m’a pris beaucoup de volonté pour ne pas poser de questions à ma charmante amie la travailleuse sociale. Mais qu’aurais-je pu faire si elle m’avait répondu que tu étais malheureux ? J’aurais voulu revenir te sauver alors qu’on sait tous les deux que ce n’est pas à moi de le faire.</p>
<p>Puis, je suis revenue.</p>
<p>Le soir de mon arrivée, tu es venu cogné à ma porte pour me serrer la main (version inuite de nos 2 becs sur les joues). Tu souriais, tes yeux étaient pétillants. Tu m’as même parlé en français, un excellent français même, alors que, quelques mois plus tôt, tu refusais de m’adresser la parole. Tu m’as fait quelques blagues, m’a demandé si je voulais aller marcher avec toi.</p>
<p>C’est tout de même ironique de penser que, par ces gestes, <em>tu</em> as mis du Polysporin sur mon coeur de maman-poule-qui-n’est-pas-encore-maman alors que c’est toi qui vis avec le <em>drama</em> depuis ta naissance. Tu ne trouves pas ?</p>
<p>À la rentrée, tu étais présent, avec ton sourire et tes yeux un peu endormis. Mais tu y étais. Et depuis ce jour, tu nous surprends quotidiennement par ta présence.</p>
<p>Je suis si heureuse de te revoir, mon P’tit Lou. Si heureuse de te reconnaître, de pouvoir te parler, de te chatouiller quand tu te caches et que je te trouve. Si heureuse que tu me laisses t’enseigner à nouveau au lieu d’errer dans mon cours.</p>
<p>Que le bonheur te colle au derrière mon homme, parce qu’après tout ce que tu as vécu, il tient du miracle que tu sois si généreux et attentionné. Tu mérites qu’on te berce et qu’on te dise <em>je t’aime</em> à chaque minute.</p>
<p>Et moi, je t’aime.</p>
<p>___________________________________</p>
<p><em>Source image: </em><a href="http://www.flickr.com/photos/sadfeeling/2159336990/"><em>http://www.flickr.com/photos/sadfeeling/2159336990/</em></a></p>
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		<title>Lettre ouverte au Ministère de l’Éducation, des Loisirs et du Sport</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Sep 2010 02:11:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Grosses questions]]></category>
		<category><![CDATA[Enseignement]]></category>
		<category><![CDATA[Inuit]]></category>
		<category><![CDATA[Ministère de l'éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Montée de lait]]></category>
		<category><![CDATA[vie au nord]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers bureaucrates du Ministère qui, selon moi, ne devrait se consacrer qu’à l’Éducation.
(C’est pas comme si c’était négligeable dans une société d’abord… Il me semble que c’est un dossier assez complexe, crucial et sérieux pour qu’il mérite son propre ministère.)
J’espère que votre paperasse va bien et que vous vous donnez tous des petites tapes dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chers bureaucrates du Ministère qui, selon moi, ne devrait se consacrer qu’à l’Éducation.</p>
<p>(C’est pas comme si c’était négligeable dans une société d’abord… Il me semble que c’est un dossier assez complexe, crucial et sérieux pour qu’il mérite son propre ministère.)</p>
<p>J’espère que votre paperasse va bien et que vous vous donnez tous des petites tapes dans le dos et des bines sur les épaules en vous félicitant pour votre beau travail. Vous le méritez tellement. Vous venez de mettre en branle la meilleure et la plus performante machine à décrochage chez les élèves inuit depuis le début de leur scolarisation. Vous êtes un modèle d’avancement.</p>
<p>D’ailleurs, pourriez-vous m’envoyer une photo de vous tous avec votre sourire victorieux ? J’aimerais l’ajouter à mon babillard des gens qui m’inspirent… <em>Not</em>.</p>
<p>En tant qu’enseignante, j’ai peine à comprendre comment des gens qui, selon leur définition de tâche, travaillent pour L’AVENIR de nos jeunes puissent être autant aux antipodes de leur mission.</p>
<p>Je vais me permettre une mise en contexte car visiblement, le contexte, vous ne le connaissez pas. Du tout.</p>
<p>Au Nunavik, les enfants vont quotidiennement à l’école depuis la signature de La Convention de la Baie James et du Nord québécois, donc depuis 1975 <em>(1)</em>. Avant la Convention, certains enfants allaient à l’école, sporadiquement. D’ailleurs, avant les années 1950 <em>(2)</em>, une majorité d’Inuit* étaient encore nomades; difficile de fréquenter assidument un établissement d’enseignement quand on bouge et qu’on traque le caribou. Depuis 1978, c’est la Commission scolaire Kativik qui exploite le système d’éducation. Dire que la scolarisation de ce peuple vieux de plusieurs milliers d’années est récente serait un euphémisme.</p>
<p>Selon la Convention, les trois premières années de scolarisation des Inuit doit se faire dans leur langue maternelle, l’inuktitut. En troisième année, les élèves commencent à apprendre, à temps partiel, la langue d’enseignement choisie par leurs parents (le français et l’anglais), langue qu’ils continueront d’apprendre et d’étudier jusqu’à la fin de leurs études secondaire. Jusqu’à l’âge de 8 ans, donc, ils apprennent à lire et à écrire en écriture syllabique, dans leur langue, qui comprend beaucoup moins de mots que le français ou l’anglais et dont la syntaxe est complètement différente de la nôtre.</p>
<p>Deux petits exemple pour illustrer mon propos:</p>
<p>1– Alphabet</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nancybpilon.com/wp-content/uploads/2010/09/Aipai.jpg"><img class="aligncenter size-medium wp-image-936" title="Aipai" src="http://nancybpilon.com/wp-content/uploads/2010/09/Aipai-300x294.jpg" alt="" width="300" height="294" /></a></p>
<ul>
<li>Épellation de mon nom (Nancy Pilon) en inuktitut:</li>
</ul>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nancybpilon.com/wp-content/uploads/2010/09/Aipai1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-937" title="Aipai" src="http://nancybpilon.com/wp-content/uploads/2010/09/Aipai1.jpg" alt="" width="152" height="41" /></a></p>
<p>2– Syntaxe</p>
<ul>
<li>En français : Où est Molly ?</li>
<li>En anglais: Where is Molly ?</li>
<li>En inuktitut: Mollyli ? <em>(équivalent de Molly-où ou de Molly-where, c’est selon)</em></li>
</ul>
<p><em><br />
</em></p>
<p>Pour en rajouter, dans leur langue, chaque mot a un sens unique et il n’y a pas d’homonyme. Autrement dit, l’apprentissage est laborieux et certains élèves de 1ère secondaire ne font pas encore de phrases complètes. Certains élèves de secondaire 3 ne sont pas certains du sujet traité dans la phrase <em>“Les garçons et les filles ont des intérêts différents”</em>. On est loin de la dictée Bernard Pivot.</p>
<p>Hors, vous avez eu la décence de laisser dans les mains des Services Pédagogiques de la Commission scolaire Kativik la production de matériel pédagogique pour l’enseignement du français/anglais et des sciences humaines (appelées Univers Social au “sud”) car il était évident que, selon leur situation géographique et la particularité reliée à l’apprentissage d’une deuxième langue, les critères d’évaluation du “sud” ne convenaient pas à la réalité nordique.</p>
<p>Jusqu’à tout récemment (voire vendredi dernier), il en était de même pour l’enseignement des sciences et des mathématiques. Les enseignants de ces matières se sont concentrés, depuis des années, à enseigner les concepts mathématiques, laissant de côté les résolutions de problèmes dont le texte comprend 30 lignes, optant plutôt pour des textes de 4 ou 5 phrases simples (sujet, verbe, complément). C’était bien de ne pas pénaliser les élèves pour leurs difficultés en lecture. Parallèlement, les élèves ayant de graves difficultés avec l’apprentissage de leur langue d’enseignement mais étant relativement doués en mathématiques arrivaient à vivre des réussites. Et si on nous rabat les oreilles avec quelque chose pendant notre bacc, c’est bien qu’il est important que l’élève vive des réussite. Ça va de soi, non ? Je veux dire, allez-vous persévérer dans le tricot si chaque foulard que vous tricottez se révèle être une passeoire géante ? J’en doute. Un élève sera-t-il motivé à travailler à l’école s’il ne comprend pas un mot de ce qu’il lui est demandé et s’il est incapable de résoudre un problème ? <em>Damn not</em>.</p>
<p>Depuis la dernière décennie, l’école et l’importance de l’éducation a fait son petit bonhomme de chemin dans la mentalité et la culture inuite. On peut comprendre leurs réticences et leurs interrogations; s’ils ont toujours vécus sans éducation, pourquoi soudainement les connaissances académiques devraient être essentielles ? Ne vous mentez pas, vous vous seriez poser les mêmes questions. Aujourd’hui, le nombre d’élèves qui terminent leur secondaire augmente d’année en année. À Tasiujaq, il y a 4 ans, aucun élève n’a gradué. Huit élèves ont gradué depuis. Dans une école de 100 élèves (maternelle à la 5e secondaire), c’est beaucoup. Dans une population qui a commencé à fréquenter régulièrement l’école il y a 40 ans, c’est énorme.</p>
<p>Devant ce beau progrès, devant le travail acharné d’enseignants dévoués (certains d’entre nous sont ici depuis plus de 10 ans), vous vous êtes dit:” Que pourrions-nous faire pour <em>fucker le chie</em>n?”. Je vous annonce, Madame, Monsieur, que vous avez viser dans le mile.</p>
<p>À partir de demain matin, les enseignants de mathématiques et de sciences doivent enseigner exactement le même programme qui est enseigner au sud. En mathématiques, les élèves seront confrontés à des problèmes écrits, d’environ une vingtaine de lignes, qui regroupent plusieurs concepts mathématiques. Comme si c’était insuffisant, vous avez pris soin d’y ajouter des informations erronées, des petites attrapes, pour augmenter le défi.</p>
<p>En passant, quand un élève qui saigne du nez me demande d’aller à la salle de bain pour chercher du papier et que, sarcastiquement je lui répond non en souriant, il reste assis sur le banc jusqu’à ce que je lui dise que c’est une blague et qu’il peut y aller. J’vous dis ça comme ça.</p>
<p>Suite à votre beau boulot, 95% des élèves devront relire le problème cinq fois dont quatre avec leur enseignant pour savoir de quoi il s’agit. Ensuite, évaluer le temps qu’il leur prendra pour isoler les différentes étapes du problème et la notion mathématique qui sera nécessaire à sa solution est impossible car, en général, ils ne sont même pas au courant que ces concepts existent. Pourquoi ? Parce que pour construire une tour, il faut commencer par la base; la base étant souvent les additions, les multiplications, la résolution d’équation algébrique. La base est solide pour certains, dans un contexte de “je regarde l’équation, je résous l’équation”. Quand il n’y a pas d’équation, quand il faut la trouver dans un texte de 20 lignes remplies de mots qu’on connait depuis 4 ou 5 ans et dont on doute encore du sens, la résolution n’est même pas envisageable.</p>
<p>Et je passe sous silence le programme de sciences qui, en plus d’être aussi inadapté que le programme de mathématiques, sera répété d’année en année. Nos classes étant multi-niveaux, les enseignants avaient l’habitude d’enseigner l’écologie une année et les sciences la deuxième année, de sorte que la classe d’élèves de 1ère et 2e secondaire ne refassent pas le même cours deux fois. Hors, selon votre idée de génie, tous les élèves doivent recevoir l’enseignement du nouveau programme de sciences correspondant à son année. Pour pallier aux difficultés d’enseignement, votre solution miracle est de faire refaire le même projet de sciences à chaque année en poussant les exigences d’un cran. C’est peut-être moi qui suis de mauvaises foi, mais rendue en cinquième secondaire, la construction de la catapulte, j’en vomirais.</p>
<p>Oh ! Mais vous avez pris la peine de nous avertir: les premières années vont être difficiles. Vous nous demandez de viser des notes de 60%. Une élève qui a, depuis toujours, une moyenne de 80% et qui se ramasse soudainement à 60%, comment va-t-elle se sentir ? Et l’élève qui réussi de peine et de misère à atteindre le 60%, à quel point son désir de persévérer sera motivé par un résultat de 15% ? Et l’année suivante, quand il devra recommencer son année encore et encore, comment le persuaderons-nous de poursuivre son cheminement scolaire ?</p>
<p>Au quotidien, nous essayons de convaincre nos élèves de revenir le lendemain, nous fêtons en grande pompe la plus petite de leur réussite, nous soulignons l’effort, la détermination. Nous savons que certains arrivent à l’école le ventre vide, qu’ils sont rentrés dormir vers 4h ou 5h du matin, quand le party était enfin terminé. Nous savons que deux garçons de 1ère secondaire ne seront pas là pour 2 semaines ou plus parce qu’ils sont partis à la chasse aux bélugas avec leur père. Nous savons que Simone n’est pas à l’école parce que la garderie est fermée et que sa mère avait besoin d’elle pour veiller sur ses soeurs et frères. Nous savons que ça été tout un défi pour Jimmy de revenir à l’école après avoir décrocher pendant 3 ans. Nous savons ces choses, nous vivons ces choses. Combien d’élèves sont allés cogner à votre porte, le soir, vous demandant s’ils peuvent rester chez vous un moment, le temps que ça se calme à la maison ?</p>
<p>99,9% des élèves qui graduent se trouvent un travail dans le village; ils seront commis à la Coop, déneigeur, conducteur du camion d’eau.. Depuis peu les gradués sont reconnus pour leurs efforts, sont regardés avec admiration par les plus petits comme par leurs aînés. On commence à peine à leur faire comprendre que l’école c’est important. Dans 10–15 ans, peut-être, seront-ils prêts à pousser leurs études plus loin.</p>
<p>En fait, c’est ce que je pensais avant que vous mettiez en branle votre programme inadéquat. Maintenant, ce sera à recommencer. Au lieu de les voir autonomes, occuper nos postes, on va vous regarder les pousser au suicide. Pourquoi est-ce que vous ne débarquez pas avec  AK-47 et machettes ? Le résultat sera le même et sûrement moins humiliant.</p>
<p>Dans l’attente du plus haut taux de décrochage enregistré au Nunavik (parce que le Nunavik détient <em>déjà</em> le plus haut taux de décrochage au Québec), veuillez noter, Piments en cravates et Théoriciens ignorants, que je vais continuer à m’acharner pour que ce peuple riche, généreux, en plein conflit de valeurs, s’émancipe et redevienne autonome. Sachez aussi qu’il me fera plaisir de vous fournir la liste des élèves dont vous venez de tuer les rêves dans l’oeuf.</p>
<p>Sincèrement,</p>
<p>Une enseignante qui, contrairement à vous, aime et croit en ses élèves</p>
<p><em>* Ça ne sert à rien de mettre un s à Inuit. Si on dit Inuit, ils sont déjà plusieurs; un Inuk, des Inuit. On ne met pas de s à stimuli, c’est la même chose. Mais vous le saviez déjà, vous, gens brillants du Ministère. Ne reste qu’à corriger tous vos documents maintenant.</em></p>
<p><em>(1) Je n’arrive pas à trouver la date exacte.</em></p>
<p><em>(2) À compter des années 1920, plusieurs Inuit sont déjà sédentaires et habitent près d’un poste de traite de fourrure.</em></p>
<p><em>________________________</em></p>
<p><em>Source image: </em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pourquoi est-ce que j’ai hâte à mardi soir.</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Sep 2010 13:00:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dans mes yeux]]></category>
		<category><![CDATA[Dépression]]></category>
		<category><![CDATA[Maladie]]></category>
		<category><![CDATA[Prozac - La maladie du bonheur]]></category>
		<category><![CDATA[V télé]]></category>

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		<description><![CDATA[Dès ce mardi, à 20h30 sur V, les téléspectateurs intéressés pourront visionner le premier épisode de Prozac — La maladie du bonheur. Et moi j’ai hâte.
J’ai hâte parce que la distribution est hallucinante (Patrice Robitaille, Isabelle Blais, François Létourneau, Gilles Renaud, France Castel). J’ai hâte parce que le réalisateur est le même que celui d’une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dès ce mardi, à 20h30 sur V, les téléspectateurs intéressés pourront visionner le premier épisode de <em>Prozac — La maladie du bonheur.</em> Et moi j’ai hâte.</p>
<p>J’ai hâte parce que la distribution est hallucinante (Patrice Robitaille, Isabelle Blais, François Létourneau, Gilles Renaud, France Castel). J’ai hâte parce que le réalisateur est le même que celui d’une de mes séries favorites, <em>Les hauts et les bas de Sophie Paquin.</em> J’ai hâte parce que je ne suis pas encore cliniquement guérie de la maladie dont on traite, la dépression.</p>
<p>Le 2 décembre 2008, j’ai reçu le diagnostique qui assomme, dépression majeure. Quand la très douce et compréhensive médecin qui m’a vu à Kuujjuaq a dit: “Ma belle, je pense que tu fais une dépression”, j’ai pleuré comme à la mort de mon grand-père. Je m’en doutais bien que ce que j’avais, mais j’espérais quelque chose de plus banal, genre une appendicite… de l’humeur.</p>
<p>Ce qui est difficile avec la dépression, c’est le concept. On ne dit pas qu’on souffre de dépression; le plus souvent, on dit qu’on en<strong> fait</strong> une, comme si on était maître de la situation. Alors que c’est tout le contraire. On ne contrôle rien du tout. Le cerveau n’en fait qu’à sa tête, et se bouche les oreilles avec ses gros <em>headphones</em> de DJ et sa musique de bling. C’est un ado en mode “je confronte l’autorité-e”.</p>
<p>Et même si on est de plus en plus conscientisé sur les véritables raisons médicales de la dépression, même si on sait que c’est une maladie et non une <em>overdose</em> de paresse, reste que quand c’est toi qui l’as, tu te trouves mauviette en crime. Chéri, ma mère, mon amie Méli, le chien de mon père aurait fait une dépression, j’aurais été empathique, à l’écoute et compréhensive. Moi: nan. Je ne peux pas faire ça moi, c’est pas ce que j’ai. J’ai juste besoin d’un bon coup de pied au derrière, de dormir plus, de me remettre à courir. J’en ai vu d’autres et ça ne m’a pas arrêter. J’suis seulement une grosse larve.</p>
<p>Ça prend du temps, mais on réalise que non. C’est difficile d’accepter qu’on n’est plus en contrôle de sa vie. Avant la dépression, je n’avais jamais passé 3 semaines au lit, les rideaux fermés, à ne sortir de ma chambre que pour vider ma vessie et, de temps en temps, me doucher. Jamais. Je suis une fille qui s’émerveille à la lumière du jour, qui ne peut rester en place, qui a toujours 5 projets en branle en même temps et 78 autres qui naissent dans sa tête. Je souris toujours, suis le meilleur public pour les gens drôles. Et là, j’étais rien. Un corps qui attend que sa vie passe et qui se demande pourquoi il ne ferme pas les moteurs. Un corps qui, juste à l’idée de devoir se lever pour aller se servir un verre d’eau (2 heures après avoir commencer à ressentir la soif) fond en larmes devant l’immensité de la tâche à accomplir.</p>
<p>C’est difficile à comprendre comme maladie, autant de l’intérieur que de l’extérieur. De l’extérieur parce qu’on n’a aucune idée de ce qui se passe dans la tête du dépressif (Chéri est, depuis, selon moi, un Saint). De l’intérieur parce qu’on se sent complètement perdu, on a l’impression de vivre dans le corps de quelqu’un d’autre, dans la tête de quelqu’un d’autre et d’être simplement spectateur de son existence. On pleure sans savoir pourquoi (je me souviens d’une crise de larmes qui a duré plus de 2h pendant laquelle je me criais d’arrêter, que je pleurais sans raison), on se trouve laid, incapable, la vie est soudainement inutile, vide. La phrase “Je ne suis pas capable” devient littéral.</p>
<p>La dépression, selon moi, c’est le cancer de l’humeur. Quand on souffre d’un cancer, c’est que le corps s’attaque à lui-même à grands coups de cellules qui prolifèrent de manière anormale et dangereuse (dixit Bob). Le même phénomène se produit avec la dépression. Le corps s’attaque à lui-même, le cerveau place certains de ses employés en <em>lock-out</em> et se tape un <em>power-trip</em>.</p>
<p>J’ai hâte à mardi parce que je veux voir comment on peut rendre à l’écran la justesse de ce qu’on ressent en tant que dépressif sans qu’on ait envie de se trancher les veines à la fin de chaque épisode. J’ai hâte à mardi parce qu’il y a encore beaucoup trop de gens qui ne croient pas à la maladie. J’ai hâte à mardi parce que, étant une des trop nombreuses personnes atteintes de cette maladie, je pense qu’il est temps qu’on se lève et qu’on se donne une société qui ne pousse pas ses individus dans le plus profond des précipices.</p>
<p>*critique du premier épisode à lire cette semaine sur Soundbeat Mag.</p>
<p>____________________________________</p>
<p><em>Source image: </em><a href="http://www.flickr.com/photos/chelseaaaaaa/2113211882/lightbox/"><em>http://www.flickr.com/photos/chelseaaaaaa/2113211882/lightbox/</em></a></p>
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		<title>E– Ébiseler</title>
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		<pubDate>Sun, 05 Sep 2010 22:14:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Abécédaire]]></category>
		<category><![CDATA[Ébiseler]]></category>

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		<description><![CDATA[Définition officielle:
Ébiseler: [verbe, infinitif présent]; tailler de biseau (technologie)
Définition en attente de confirmation:
 Ébiseler: [verbe, arrivant comme un deux par quatre dans le front de notre présent]; coup de théâtre qui arrive sans que personne ne s’y en attende. Moment de la vie qui engendre une coupure en diagonale, ce qui, bien évidemment, n’apporte aucunement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Définition officielle:<br />
Ébiseler: [verbe, infinitif présent]; tailler de biseau (technologie)</p>
<p>Définition en attente de confirmation:<br />
 Ébiseler: [verbe, arrivant comme un deux par quatre dans le front de notre présent]; coup de théâtre qui arrive sans que personne ne s’y en attende. Moment de la vie qui engendre une coupure en diagonale, ce qui, bien évidemment, n’apporte aucunement les avantages de la coupure franche. La coupure franche, par la netteté de sa cassure et la droiture de son bris, permet aux différents partis de sortir de la catastrophe en n’emportant que ce qui les concerne personnellement (opinions, souvenirs, goûts musicaux, tablette du haut). Ce genre ce fracture est moins douloureuse voire sans douleur aucune; s’en étant sorti en un seul morceau, ne laissant aucune partie de soit derrière et, surtout, n’emportant rien de l’autre, les deux corps entiers ne sont pas torturés et victimisés par une grosse égratignure à chair ouverte, dégoulinante et s’infectant avec le temps, selon la manière utilisée pour la soignée. Non. Ils repartent chacun de leur côté, tous baluchons, avec à peine une microscopique cicatrice rosacée. La coupure franche est le résultat de la logique, de la réflexion, de la planification… Quand on se fait ébiseler, il n’y a rien de logique là-dedans. Rien de réfléchi. Rien de prévu. Quand on se fait ébiseler, la coupure n’est pas franche, ni droite, ni nette. La coupure est diagonale, en pointe, elle pique, elle déchire, elle perfore. On abandonne une partie de soi en se sauvant avec une partie de l’autre. La douleur est incompréhensible et insupportable. On ne sait plus de quel côté repartir, ne sachant pas quel est le côté pour soi. Le baluchon est rempli d’articles mélangés, de musique de l’autre, de ses opinions, de rêves communs. Le pilote automatique prend le dessus, on se transforme en zombie jusqu’à ce que la douleur soit assez gentille pour se dissiper un moment et qu’on reprenne le goût de continuer. C’est alors que, sous un imperceptible rayon de soleil, on s’aperçoit que le bonheur est encore possible, et que c’est cette coupe en biseau qui, tôt ou tard, nous fera réaliser nos rêves.</p>
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		<title>Génération Y, manifeste toi !</title>
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		<pubDate>Fri, 03 Sep 2010 00:53:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Génération Y]]></category>
		<category><![CDATA[sondage]]></category>

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		<description><![CDATA[L’article “La moi génération” de Marie-Hélène Poitras dans le Spécial 30 ans du Clin d’Oeil dresse le portrait de la Génération Y (15–31 ans) selon les observation et l’ouvrage de Carol Allain sur le sujet.

On nous (ouais, à 28 ans, je suis en plein dedans) dépeint comme  des égocentriques qui se font payer un condo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="_mcePaste">L’article “La moi génération” de Marie-Hélène Poitras dans le Spécial 30 ans du Clin d’Oeil dresse le portrait de la Génération Y (15–31 ans) selon les observation et l’ouvrage de Carol Allain sur le sujet.</div>
<div></div>
<div id="_mcePaste">On nous (ouais, à 28 ans, je suis en plein dedans) dépeint comme  des égocentriques qui se font payer un condo par papa et maman (entre autre). N’étant pas d’accord avec tous les qualificatifs donnés à ma génération, j’ai décidé de mener ma propre enquête afin, j’espère, d’infirmer les propos de M. Allain. Il me semble qu’on est plus beaux et plus fins que ça, non ?</div>
<p>Alors, gens de ma génération, manifestez-vous !</p>
<p><iframe src="https://spreadsheets6.google.com/embeddedform?formkey=dGxxV3dUd1VycndKTFhuMk5kYWNzUkE6MQ" width="760" height="3664" frameborder="0" marginheight="0" marginwidth="0">Loading...</iframe></p>
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		<title>La fois où… je me suis fait supplanter monumentalement.</title>
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		<pubDate>Thu, 02 Sep 2010 22:07:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[La fois où...]]></category>
		<category><![CDATA[idées]]></category>
		<category><![CDATA[Montréal je t'adore]]></category>
		<category><![CDATA[New York I love you]]></category>
		<category><![CDATA[Paris je t'aime]]></category>
		<category><![CDATA[Petit cahier bleu]]></category>

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		<description><![CDATA[Cet été, lors d’une ces nuits chaudes et humides, j’ai visionné le film New York, I love you, un collectif de scénaristes et de réalisateurs faisant suite à Paris, je t’aime. La “saga I love you”, à laquelle Rio, Shangai, Jérusalem et Mumbaï se joindront,  propose des longs métrages faits à partir d’une suite de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cet été, lors d’une ces nuits chaudes et humides, j’ai visionné le film <em><strong><a href="http://newyorkiloveyouthemovie.com/#/home">New York, I love you</a></strong></em>, un collectif de scénaristes et de réalisateurs faisant suite à <em>Paris, je t’aime. </em>La “saga I love you”, à laquelle Rio, Shangai, Jérusalem et Mumbaï se joindront,  propose des longs métrages faits à partir d’une suite de courts-métrages voulant mettre la ville en valeur et faire un portrait global de ses habitants.</p>
<p>Cette courte-pointe visuelle impose quelques contraintes à ses artisans: tournage en deux jours seulement, rencontre amoureuse au coeur du script, montage en sept jours, même équipe technique pour tout le monde… Après le visionnement de <em>New York, I love you</em>, j’ai visionné <em>Paris, je t’aime</em> et j’ai sorti mon petit calepin bleu (dans lequel je note toutes mes idées de billets, de projets, de rêves et d’aspirations) et j’ai noté tout ce qui me venait en tête pour un projet que je voulais commencer à mettre en branle en 2011:<em> Montréal, je t’aime</em>.</p>
<p>Comme pour la majorité de mes projets artistiques, les seules personnes informées sont mon petit cahier bleu et moi. Je préfère ne pas ébruiter mes idées… pas de peur de me les faire subtiliser, plutôt par peur de ne pas les réaliser et de devoir répondre “ah ! ça… ouais.. c’est sur la glace…”. Je n’aime pas le feeling qui s’y accompagne. Et puis mon cahier, lui, il se fout pas mal que le projet voit le jour ou pas. C’est pour ça que je l’aime.</p>
<p>Aujourd’hui, BANG. Le projet <em>Montréal, je t’aime</em> est sorti du cahier bleu pour s’établir sur le web, sous le nom de <em>Montréal, je t’adore</em>. J’aimerais partager l’extase que m’apporte la venue de mon idée dans le monde réel, mais puisque ce ne s’est pas fait sous mon initiative, j’ai encore une petite réserve.</p>
<p>C’est un petit message de 140 caractères, tout anodin de @JeanAymeri qui m’a annoncé la bonne nouvelle.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://nancybpilon.com/wp-content/uploads/2010/09/mtljetm.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-888" title="mtljetm" src="http://nancybpilon.com/wp-content/uploads/2010/09/mtljetm.jpg" alt="" width="516" height="79" /></a></p>
<p style="text-align: center;">
<p style="text-align: left;">Ouch. Fait mal.</p>
<p style="text-align: left;">Je sais, des idées y’en a des milliards, j’en aurai d’autres et peut-être que d’autres en auront avant moi, des meilleures, des moins bonnes. Peut-être que les meilleurs de mon petit cahier bleu ne seront pas celles qui m’apporteront le plus de bonheur. Ce qui pince le plus, c’est que j’ai tendance à mettre un frein à mes idées et à me donner toutes sortes de raisons pour ne pas foncer de peur de me planter, j’imagine, ou d’être déçue. Eh bien vlan, dans la gueule !</p>
<p style="text-align: left;"><strong><em><a href="http://www.montrealjetadore.com/fr/">Montréal, je t’adore </a></em></strong>verra je jour sous forme de long métrage, je l’espère. Et je tenterai ma chance en tant que scénariste.</p>
<p style="text-align: left;">Pour le reste de tous ces projets qui colorent les pages de mon cahier bleu… à suivre !</p>
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		<title>Fait divers #1</title>
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		<pubDate>Wed, 01 Sep 2010 14:12:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Nancy B. Pilon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Fait divers]]></category>
		<category><![CDATA[moteur de recherche]]></category>
		<category><![CDATA[Questionnements]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque jour, au moins 8 personnes atterrissent sur mon blog en cherchant “pics de chicks dans le miroir” ou un de ses dérivés. Pendant ce temps, je me creuse la tête pour trouver des sujets de billets intéressants.
Pourquoi ?
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque jour, au moins 8 personnes atterrissent sur mon blog en cherchant “pics de chicks dans le miroir” ou un de ses dérivés. Pendant ce temps, je me creuse la tête pour trouver des sujets de billets intéressants.</p>
<p>Pourquoi ?</p>
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