`

Conte de l’avant-dodo –1


Il était une fois, dans un pays fort loin­tain, un petit gar­çon qui vivant seul dans un châ­teau aban­don­nés. Ses parents, le Roi et la Reine, avaient quit­ter le domi­cile fami­lial il y a déjà 2 ans de celà pour aller por­ter une couche en per­ma­nence devant une machine à sous de Las Vegas. Depuis ce jour, Hugo vivait seul.

Au début, les armoires, réfri­gé­ra­teurs et congé­la­teurs étaient pleins à cra­quer; Hugo n’avait donc pas à s’inquiéter. Même qu’il en abusa un peu.

C’était un mer­credi et Hugo s’ennuyait. Dehors il fai­sait un de ces temps qui vous donne envie de vous rou­ler en boule sur le divan et il avait déjà roulé pen­dant des heures. Il vou­lait faire autre chose. La pre­mière idée qui émit un son dans son esprit: manger.

Man­ger, c’est bien. Mais c’est quand même plate. Il avait envie de man­ger et il fal­lait que ce soit bon ET vrai­ment trip­pant. Que pouvait-il bien faire ?

Il aban­donna d’emblée l’idée d’ingurgiter des fruits et des légumes. Sa mère n’était plus là, ce qui signi­fiait “Au yâbe les vita­mines”. Les viandes étaient trop com­pli­quer à apprê­ter et sur­tout trop longues à faire cuire. Les pâtes, il les fai­sait tou­jours col­lées, de même que le riz. “Penses Hugo, penses…”.

Et alors, ce fût le délire. Il se mit à cou­rir par­tout dans l’immense demeure de pierre afin de récu­péré ce dont il avait besoin: un pis­cine gon­flable, une brouettes et 5 sceaux. Pre­miè­re­ment, il gon­fla la pis­cine dans le salon, en pre­nant bien soin de rou­ler le tapis per­san et de pous­ser les fau­teuils Louis XIV. Ensuite, avec sa brouette et ses sceaux, il se ren­dit en cati­mini dans l’étable de ses voi­sins et sou­la­gea les pies des vaches. De peine et de misère, il retourna chez lui pour déver­ser le contenu dans sa piscine.

Puis, arriva le clou, le moment où sa col­la­tion de rêve pren­drait sa forme finale. En sor­tant de la cui­sine, tou­jours avec la brouette, il se mit à déver­ser le contenu de 20 boîtes de bis­cuits Oréo dans la pis­cine. Le para­dis, c’était ça. Si sa mère l’avait vu faire, elle l’aurait obli­ger à man­ger des bro­co­lis et des épinards à tous les repas pen­dant au moins 6 semaines.

Share
Publié le
Thursday, March 4th, 2010
Catégorie(s):
J'écris.
Abonnement
RSS 2.0 feed.
Faire un rétrolien à partir de votre site.

Zéro commentaire sur “Conte de l’avant-dodo –1”

Revolt Basic theme par NenadK. | © 2009-2010 Nancy Bélanger-Pilon | (RSS)
.